À propos

Classification des minéraux(Roi Horus Lassana)

Explorez notre engagement envers l’excellence et l’innovation dans le domaine des minéraux.

Cette partie présente clairement notre engagement envers la classification précise des minéraux, mettant en avant les principes qui orientent notre expertise et nos objectifs pour offrir des connaissances fiables et accessibles.

Explorez les différentes classifications des minéraux

Plongez dans une analyse approfondie des catégories minérales, leurs propriétés distinctives et leurs usages essentiels dans divers domaines.

Minéraux Silicatés

Ces minéraux composés principalement de silice forment la majorité de la croûte terrestre.

Minéraux Carbonatés

Ce groupe regroupe des minéraux contenant du carbonate, souvent utilisés en construction et industrie.

Minéraux Sulfurés

Ils sont caractérisés par la présence de soufre et jouent un rôle clé dans l’extraction des métaux.

Explorez notre panorama fascinant des minéraux

Cette section présente une sélection rigoureuse d’illustrations révélant la diversité et les propriétés uniques des minéraux.

La classification des minéraux est la répartition systématique des espèces minérales en classes et catégories, suivant des caractères communs propres à en faciliter l’étude, et tout particulièrement l’identification des minéraux provenant de roches prélevées sur le terrain.

Le système adopté par l’Association internationale de minéralogie est la classification de Strunz.

Classification générale

Au début du xixe siècle, le chimiste Berzelius, dans son Nouveau système de minéralogie[1], propose une classification prenant en compte la composition chimique des minéraux. Elle est améliorée notamment par Dana au cours du xixe, puis par Strunz au xxe en bénéficiant des progrès de la chimie analytique et de la cristallographie.

Les révisions récentes de la classification de Dana (1997)[2] et de la classification de Strunz (2001)[3]reposent sur la cristallochimie. Elles considèrent les groupes d’atomes qui composent le minéral : les groupes à charge positive, les cations, et les groupes à charge négative, les anions. Dans la formule chimique d’un minéral, les cations sont placés à gauche et les anions à droite. Grâce à la formule, on peut savoir à quelle classe appartient le minéral. Ainsi, la calcite s’écrit CaCO3 : [Ca]2+ [CO3]2− et appartient à la classe minérale des « carbonates et nitrates ». Les minéraux sont rangés en 10 classes minérales (Cf. infra ), sans compter les faux minéraux.

Le système de Dana

Article détaillé : classification de Dana.

Ce système de classement hiérarchisé a été initialement décrit par James Dwight Dana en 1837[4] et a fait l’objet de plusieurs révisions et ajouts. Son fils, Edward Salisbury Dana, publie la 6e édition en 1892[5]. Elle est considérée comme la bible du minéralogiste au début du xxe siècle[6]. La version actuelle est la 8e édition. Publiée en 1997 sous le titre Dana’s New Mineralogy, elle décrit plus de 3 700 minéraux[2].

Le système de Dana est basé à la fois sur les propriétés chimiques et la structure cristalline des minéraux. Chaque espèce minérale est identifiée par un groupe unique de quatre nombres séparés par des points, représentant :

  • la classe du minéral ;
  • le type du minéral, basé sur divers critères, dont les caractéristiques atomiques du minéral ;
  • le groupe, dépendant de la structure cristalline et du groupe d’espace du minéral ;
  • un nombre attribué de façon unique à chaque espèce minérale du groupe.

Par exemple, la magnésite MgCO3 est identifiée par le numéro 14.1.1.2. C’est un minéral de la classe 14 (anhydrous normal carbonates), du type 1 (formule simple ACO3), du groupe 1 (calcite : structure trigonale, groupe d’espace R3c). C’est le 2e élément de ce groupe.

La classification de Strunz

Article détaillé : classification de Strunz.

C’est le système de classification retenu par l’Association internationale de minéralogie. La version publiée la plus récente est la 9e édition en 2001[3]. Une 10e édition est disponible en ligne[7],[8], mais n’a pas encore été publiée. En raison du décès d’Hugo Strunz et de la poursuite des travaux sous la direction principale d’Ernest H. Nickel, elle est souvent dénommée « classification de Nickel-Strunz ».

Classes minérales

Les minéraux sont répartis dans 10 classes minérales. Ces classes sont communes à la classification de Dana et à celle de Strunz, mais la numérotation diffère dans les deux systèmes.

Éléments natifs (et carbures, nitrures, phosphures, siliciures)

Les éléments natifs sont des corps chimiques qui ne peuvent se décomposer en corps plus simples. Ils représentent 3 à 4 % des espèces minérales. Les métaux existent sous forme d’éléments natifs (constituant pur) ou, plus généralement, d’alliages.

Les carbures, nitrures, phosphures et siliciures, rajoutés tardivement à la 1reclasse, sont des minéraux rares dans lesquels un ou plusieurs métaux sont combinés au carbone, à l’azote, au phosphore ou au silicium.

On divise ces minéraux en sept sous-classes :

Sulfures et dérivés

Ils représentent 15 à 20 % des minéraux, soit 350 espèces. De nombreux mineraissont des sulfures.

Ils sont répartis en deux groupes :

Oxydes et hydroxydes

La quatrième classe regroupe les minéraux dont le groupe anionique est constitué d’oxygène ou d’hydroxyle([OH]−). 14 % des minéraux sont des oxydes.

On les divise en trois sous-classes :

  • les oxydes simples : l’hématite (Fe2O3), minerai de fer ;
  • les oxydes multiples : le spinelle(MgAl2O4) utilisé en joaillerie en substitution du rubis ;
  • les hydroxydes.

Halogénures

Le groupe anionique des halogénuresest formé par les halogènes. Cette classe représente 5 à 6 % des espèces minérales. Les minéraux les plus connus sont sans doute la halite NaCl, ou sel gemme, et la fluorine CaF2. Les halogénures sont fragiles, légers et souvent solubles dans l’eau.

Carbonates et nitrates

Ces minéraux se caractérisent par leur fragilité et une faible dureté.

On distingue deux sous-classes :

  • Carbonates : le groupe anionique est le groupe carbonate [CO3]2−. Ils représentent 9 % des espèces connues, soit 200 espèces environ. Parmi elles, des espèces importantes, comme la calcite (CaCO3), qui est le constituant principal du calcaire ;
  • Nitrates : le groupe anionique est l’ion nitrate [NO3]−. Exemple : la nitronatrite(NaNO3).

Borates

  • Borates : le groupe anionique est, soit l’ion borate [BO3]3−, soit l’ion [BO4]5−. Cette petite famille représente 2 % des minéraux.

Sulfates et dérivés

Cette classe regroupe environ 230 espèces soit 10 % du total et se définit par le groupe anionique de forme [XO4]2−.

Phosphates et dérivés

Cette classe regroupe environ 250 espèces, soit 16 % du total mais beaucoup ne sont observables qu’en petits cristaux. Le groupe anionique est de forme [XO4]3−.

Silicates

L’unité de base du minéral est l’ion silicate [SiO4]4−. L’atome silicium est au centre d’une pyramide à base triangulaire. Ce volume géométrique formé par 4 triangles équilatéraux est un tétraèdre.

Les silicates représentent plus d’un quart des minéraux à la surface du globe. Cette abondance a amené à une classification spécifique. Celle-ci fait intervenir des notions structurales, c’est-à-dire fonction de l’enchaînement des tétraèdres [SiO4]. L’arrangement des liaisons entre les tétraèdres est modifiée par la présence d’autres ions.

Les silicates sont divisés en 6 sous-classes :

  • Nésosilicates. Le préfixe néso- vient du grec, signifiant « île ». Les tétraèdres n’ont aucune liaison entre eux. Un atomeau moins les isole et la formule le traduit : le groupe [SiO4] y apparaît. Les nésosilicates représentent 5 % environ des espèces minérales. On y retrouve l’olivine (Mg,Fe)2SiO4, les grenats et les topazes.
  • Sorosilicates. Le préfixe soro- veut dire « amas » en grec. Les tétraèdres SiO4 se lient par deux par un sommet, formant un groupe Si2O7. Chaque unité de deux tétraèdres est séparée des autres par des anions intermédiaires. Les sorosilicates représentent 3 % environ des espèces minérales. Parmi elles, on y retrouve l’épidote.
  • Cyclosilicates. Cyclo- signifie en grec « anneaux ». Les tétraèdres se réunissent par groupes cycliques, contenant 3, 4 ou 6 tétraèdres, voire plus. Des formules chimiques indiquant [Si3O9], [Si4O12] ou [Si6O18] concernent des cyclosilicates. S’ils ne représentent que 2 % des espèces minérales, celles-ci sont très connues comme pierres gemmes. Il y a d’abord tous les béryls : (aigue-marine, émeraude) et toutes les tourmalines.
  • Inosilicates. Le préfixe ino- signifie « fibres » en grec. Les tétraèdres forment des chaînes SiO3. Les rubans peuvent aussi être la condensation de plusieurs chaînes, la plus fréquente étant Si4O11. Les inosilicates représentent 4,5 % environ des espèces minérales. Les deux grandes familles sont les pyroxènes (chaînes simples) et les amphiboles (chaînes doubles). Les amphiboles cristallisées de façon fibreuse sont des amiantes.
  • Phyllosilicates. Le préfixe grec phyllo- veut dire « feuille ». Le groupe anionique de cette famille est [Si4O10]. Les tétraèdres s’arrangent en feuillets épais d’une ou deux épaisseurs de tétraèdres. On distingue donc plusieurs familles : les micas, les argiles et les serpentines. Les phyllosilicates représentent 6,5 % environ des espèces.
  • Tectosilicates. Le préfixe tecto- vient du grec, « charpente ». Tous les tétraèdres sont reliés entre eux par un oxygène commun et constituent une charpente silicatée. La formule chimique de base est donc SiO2 comme pour le quartz. Dans certains tétraèdres, le silicium peut être remplacé par un atome d’aluminium. La silice SiO2 devient donc (Si,Al)O2. Le nombre et la nature des substitutions déterminent les familles des feldspaths, des feldspathoïdes et des zéolites. Les tectosilicatesreprésentent 4 % des minéraux. On y trouve le lapis lazuli (ou lazurite pour les minéralogistes) et l’amazonite.

Minéraux organiques

Cette classe renferme environ 30 espèces à structure cristallographique bien définie. C’est le cas de la whewellite, minéral constitutif des calculs rénaux.

Découvrez une présentation détaillée des différentes catégories de minéraux.

Cette section détaille les classifications minérales, leurs propriétés uniques et leurs usages variés.

Classification générale

Analyse des principales classes minérales et leurs caractéristiques distinctives.

Classification chimique

Étude des minéraux selon leur composition chimique et leurs structures.

Applications des minéraux

Découvrez comment différents minéraux sont utilisés dans l’industrie et la recherche.

Qu’est-ce qu’un minéral et comment sont-ils classés ?

Explorez nos réponses claires aux questions essentielles sur la classification des minéraux pour mieux comprendre leurs propriétés et utilisations.

Quels sont les principaux types de minéraux ?

Les minéraux se divisent principalement en silicates, carbonates, oxydes, sulfures, halogénures et autres classes distinctes selon leur composition chimique.

Comment différencier les minéraux en fonction de leurs propriétés physiques ?

Les minéraux se distinguent par leur dureté, densité, couleur, éclat et structure cristalline, critères essentiels pour leur identification.

À quoi servent les différentes catégories de minéraux dans l’industrie ?

Chaque catégorie a des applications spécifiques, allant de la construction à la technologie, en passant par la fabrication de produits chimiques et l’ornementation.

Comment les minéraux influencent-ils l’environnement ?

Les minéraux jouent un rôle crucial dans les cycles géologiques et peuvent affecter la qualité des sols et des eaux, impactant ainsi les écosystèmes.

Quels outils sont utilisés pour étudier et classer les minéraux ?

Les géologues utilisent des microscopes, des tests chimiques et des techniques d’analyse spectrale pour identifier et classer précisément les minéraux.

Existe-t-il des minéraux rares et précieux dans certaines catégories ?

Oui, certains minéraux comme les diamants, les rubis et les émeraudes appartiennent à des catégories spécifiques et sont très prisés pour leur rareté et beauté.